Au pilori !

J'y pense et puis j'oublie …Tout ne doit pas être oublié !

Le grand n’importe quoi de l’Etat Français

28 juillet 2009 : La mort d’un cheval relance le débat sur les algues vertes

Le figaro.fr

Mardi 28 juillet, sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, une commune voisine, un cheval est en effet mort après s’être enlisé dans une zone où se trouve une forte concentration d’algues vertes. Des algues dont la présence est due au rejet de nitrates agricoles et dont la décomposition dégagerait des gaz toxiques. Son cavalier, un vétérinaire de 27 ans, perd connaissance. Il est sauvé par des témoins intervenus très rapidement. Pourtant, pour la préfecture, le cavalier et sa monture se sont simplement «envasés dans une zone mouvante». De leur côté, les gendarmes ont imputé la mort du cheval à un étouffement provoqué par la vase. A contrario, le médecin qui a soigné le cavalier, l’avocat de ce dernier et plusieurs associations de protection de l’environnement ont mis en cause le dégagement de gaz (de l’hydrogène sulfuré) produit par les algues. Selon Me Le Luyer, les premiers résultats de l’autopsie pratiquée sur le cheval confirment qu’il est mort d’un «oedème pulmonaire», et qu’il n’avait pas d’eau ni de vase dans les poumons

Plusieurs cas suspects

Plusieurs cas suspects ont été observés ces dernières années dans ce secteur. Un employé travaillant au ramassage d’algues vertes était tombé dans un coma brutal, il y a 10 ans. Le corps d’un jogger avait également été retrouvé au même endroit, sans qu’un lien ne soit établi à l’époque avec la présence des algues. L’an dernier, deux chiens avaient été retrouvés morts sur une plage d’Hillion, en baie de Saint-Brieuc, une autre zone touchée par ces algues

13 août

gouvernement.fr

« La prolifération des algues vertes qui touche actuellement le littoral de la Bretagne, en particulier les Côtes d’Armor, n’est pas un phénomène récent. L’Etat et les collectivités locales mènent depuis dix ans des actions préventives pour enrayer ce phénomène. »

20 août : Algues vertes : Fillon préfère nettoyer que fâcher les paysans

Par Sophie Verney-Caillat | Rue89

Accompagné de trois ministres (Roselyne Bachelot pour la Santé, Bruno Lemaire pour l’Agriculture et Chantal Jouanno pour l’Ecologie), le Premier ministre est donc allé promettre que l’Etat prendra « toutes ses responsabilités ». Le bilan de ce « bain d’algues » se résume à une seule mesure concrète : l’Etat prendra à sa charge le nettoyage des plages. Le Premier ministre loue au passage « les efforts considérables faits par les agriculteurs bretons pour prendre en compte l’environnement »

[…]

Pourtant, avec ce déplacement du Premier ministre, comme l’a confié à Rue89 Gérard Mével, vice-président du conseil régional de Bretagne en charge de l’Environnement, « il ne s’agissait pas de stigmatiser les agriculteurs, il n’est pas l’heure de chercher des responsabilités ».

4 septembre : Algues vertes: 300 plaintes déposées contre le préfet des Côtes-d’Armor

Liberation.fr

ENVIRONNEMENT – Environ 300 plaintes ont été déposées jeudi au tribunal de Guinguamp contre le préfet des Côtes d’Armor, accusé de ne pas prendre les mesures nécessaires face à la prolifération des algues vertes.

Les plaintes ont été déposées avec constitution de partie civile, pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

4 septembre : Algues vertes : l’Etat au pied du mur

Eauxglacées.com

Le 4 septembre 2009, le préfet des Côtes d’Armor, M. Jean-Louis Fargeas, adresse un courrier de 14 pages aux cabinets du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur, du secrétariat d’Etat à l’Ecologie et au préfet de région.

« La diminution visible et notable de ce phénomène ne pourra passer que par un changement profond des pratiques agricoles sur les secteurs concernés, ce que la profession agricole n’est pas prête à accepter pour le moment. […]

Cette évolution n’est pas envisageable pour le moment, le phénomène des algues vertes ne peut donc que perdurer. Afin d’éviter que l’Etat soit de nouveau mis en cause et pour obtenir des résultats en la matière, il importe néanmoins d’afficher une politique volontariste pérenne visant à la stabilisation voir à la limitation raisonnée de ce phénomène des marées vertes. « .

2 décembre : Algues vertes en Bretagne : l’État condamné en appel

Actu-Environnement.com

Selon l’AFP, la cour administrative d’appel de Nantes a confirmé le 1er décembre la condamnation de l’Etat pour la prolifération des algues vertes en Bretagne, après avoir pointé du doigt en première instance en octobre 2007 sa  »carence » en matière de protection de l’eau.

[…]
L’Etat a ainsi été condamné à verser des indemnités plus importantes aux associations constituées parties civiles. Le montant des dommages et intérêts versé à Eaux et Rivières de Bretagne passe de 2.000 à 15.000 euros. Les sommes à verser aux associations Halte aux marées vertes et Sauvegarde du Tregor ont été portées à 3.000 euros chacune contre un 1 euro précédemment.

 »L’Etat est mis face à ses responsabilités », selon Eau et Rivières.La décision de la cour reconnaît que  »le laxisme et les carences des préfets, qui n’ont pas appliqué les réglementations nationale et européenne, ont bel et bien favorisé la prolifération des algues vertes », s’est félicitée hier Eau et Rivières de Bretagne dans un communiqué.

Eau et Rivières dénonce notamment ‘la concentration du cheptel porcin et avicole qui se poursuit en Bretagne avec la bénédiction des préfets’.

Selon elle, 95 extensions d’élevage auraient reçu récemment  »un avis favorable des services préfectoraux des quatre départements bretons ».

Plus faux cul …

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8 décembre 2009 Posted by | Etat Français | Laisser un commentaire

Jean Tiberi : Les principaux attendus du jugement des faux électeurs du Ve arrondissement

PARIS – mercredi 27 mai 2009 à 18h29. web.ibelgique.com

Voici les principaux attendus du jugement prononcé mercredi condamnant Jean Tiberi, maire du Ve arrondissement, son épouse et huit autres personnes pour atteinte à la sincérité d’un vote par manoeuvre frauduleuse:

– « Les investigations menées par les enquêteurs, les auditions des témoins et des mis en cause permettaient de mettre en évidence les mécanismes de la fraude avec l’existence de nombreuses domiciliations fictives d’électeurs, soit à des adresses inexistantes, soit chez des hébergeants ».

Xavière Tiberi:

– Mme Tiberi « a déclaré qu’il était normal pour elle que les membres de sa famille, même non domiciliés dans le Ve arrondissement, soient inscrits sur les listes électorales du Ve arrondissement et votent pour M. Tiberi, [] ».

« Que le fait de considérer qu’elle et son mari ont fait l’objet d’une ‘cabale’ de la part d’élus et de fonctionnaires non reconnaissants de ce que M. Jean Tiberi avaient fait pour eux, est un moyen de défense qui trouve peu d’écho face au faisceau d’éléments retenus contre la prévenue qui a bien incité à des inscription indues par des promesses d’avantages particuliers, a transmis au bureau des élections des dossiers d’inscriptions sur les listes électorales constitués à l’aide de formulaires comportant des mentions fausses, des certificats d’hébergement et des justificatifs de domicile de complaisance, en organisant la remise des cartes électorales à des électeurs irréguliers ».

Jean Tiberi:

– « Attendu que M. Jean Tiberi, élu conseiller du Ve arrondissement dès 1965, maire de l’arrondissement depuis 1983, paraît bien peu convaincant lorsqu’il prétend ignorer l’existence de ces inscriptions indues dont certaines remontaient aux années 1970″ (…)

« Attendu que s’il convient d’observer que M. Jean Tiberi n’a jamais été directement mis en cause, même à l’audience, pour avoir participé à la constitution des dossiers d’inscriptions frauduleux, ceci afin de ne pas apparaître directement impliqué dans des irrégularités (…), il n’en demeure pas moins que sa participation doit être retenue en sa qualité de complice, celui-ci ayant apporté son aide et son assistance aux auteurs des faits ».

« M. Jean Tiberi apparaît comme le principal bénéficiaire de cette fraude; qu’ainsi, par exemple, pour les élections municipales avec un scrutin proportionnel avec répartition à la plus forte moyenne, il avait intérêt à ‘gonfler’ le collège électoral pour faire obtenir à sa liste un meilleur score ». AP

Jean Tiberi a été condamné à 10 mois de prison, 10 000 euros d’amende et 3 ans d’inégibilité. M. Tiberi ayant fait appel reste maire du 5e arrondissement et député.

Xavière Tiberi, son épouse, a été condamnée à 9 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende.

Anne-Marie Affret, Jean-Charles Bardon, Raymond Nentien et Jacqueline Mockrycki ont été condamnés à des peines de prison avec sursis plus légères et des amendes.

3 décembre 2009 Posted by | Tiberi Jean | , | Laisser un commentaire

Le monde selon Montsanto

Le monde selon Montsanto

Ce film retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, roundup…). Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète. En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, victimes de ses activités toxiques, avocats, hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète. Un doc à ne manquer sous aucun prétexte.

3 décembre 2009 Posted by | ==> Ces grosses boites qui trichent, Montsanto | , | Laisser un commentaire

La vérité sur le « pantouflage »

Les Echos, Vendredi 6 Mars 2009

L’article dans sa totalité est reproduit ci-dessous. Pour ceux qui n’ont pas le temps quelques extraits :

[…]

Ils sont nombreux. De plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes. « L’affaire Pérol » a agi comme un révélateur sur un phénomène que les élites françaises connaissent par coeur, et qui les embarrasse seulement quand le grand public s’en préoccupe : la reconversion dans le « privé » de certains hauts fonctionnaires issus des grands corps, Inspection des finances, Conseil d’Etat, Cour des comptes…

Le « pantouflage » est vieux comme la fonction publique. Peu s’en émeuvent. Qui se souvient encore que Louis Schweitzer, l’actuel président de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations), ex-PDG de Renault, a été le directeur de cabinet de Laurent Fabius au Budget, à l’Industrie et à Matignon ? Que Michel Pébereau, à la tête de BNP Paribas, a été conseiller au cabinet de Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des Finances, dans les années 1970, puis directeur de cabinet de René Monory ? Que Daniel Bouton, l’ancien patron de la Société Générale, a fait un passage au cabinet d’Alain Juppé, ministre de l’Economie ?

[…]

Olivier Fouquet, le président de la Commission de déontologie de la Fonction publique, évoque, lui, dans sa lettre du 24 février au secrétaire général de l’Elysée, d’autres exemples plus récents, sans les nommer : Gilles Grapinet qui, après avoir été conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, puis directeur de cabinet de Thierry Breton à Bercy, est devenu directeur de la stratégie du Crédit Agricole ; Grégoire Heuzé, ancien conseiller industriel de Dominique de Villepin à Matignon, parti en 2007 à la banque Rothschild à Londres. Ils sont loin d’être les seuls : Pierre Mariani, qui fut de 1993 à 1995 le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget, et que le même vient de pousser à la tête de Dexia ; Matthieu Pigasse, ex-directeur adjoint de cabinet de Laurent Fabius, qui a rejoint en 2002 Lazard comme associé-gérant. Ou encore Jean-François Cirelli, directeur adjoint du cabinet de Jean-Pierre Raffarin de 2002 à 2004, et nommé PDG de Gaz de France dans la foulée…

Tous sont passés par des cabinets ministériels. La commission de déontologie n’a rien trouvé à redire. Depuis 1995, elle a mis au point, pour ce pantouflage « de luxe », une jurisprudence relativement souple qui a permis à cette génération de hauts fonctionnaires de rejoindre des entreprises privées… en attendant, parfois, de revenir au gouvernement.

[…]

Si les règles fixées dans la loi sont claires, la pratique, elle, devient infiniment plus complexe. Alors, « il y a deux manières de traiter la difficulté : soit on change la loi, soit on contourne les obstacles », ricane un magistrat.

[…]

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Article integral

« L’affaire Pérol » a placé au coeur du débat médiatique le « pantouflage », qui consiste pour un haut fonctionnaire à partir occuper un poste en entreprise. Si les règles sont strictes en matière de déontologie, la pratique, elle, est plus souple. Car les exemples de passages, voire d’allers-retours, entre public et privé se multiplient. Et les risques de conflits d’intérêt aussi.

Ils sont nombreux. De plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes. « L’affaire Pérol » a agi comme un révélateur sur un phénomène que les élites françaises connaissent par coeur, et qui les embarrasse seulement quand le grand public s’en préoccupe : la reconversion dans le « privé » de certains hauts fonctionnaires issus des grands corps, Inspection des finances, Conseil d’Etat, Cour des comptes…

Le « pantouflage » est vieux comme la fonction publique. Peu s’en émeuvent. Qui se souvient encore que Louis Schweitzer, l’actuel président de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations), ex-PDG de Renault, a été le directeur de cabinet de Laurent Fabius au Budget, à l’Industrie et à Matignon ? Que Michel Pébereau, à la tête de BNP Paribas, a été conseiller au cabinet de Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des Finances, dans les années 1970, puis directeur de cabinet de René Monory ? Que Daniel Bouton, l’ancien patron de la Société Générale, a fait un passage au cabinet d’Alain Juppé, ministre de l’Economie ? Pour cette génération de hauts fonctionnaires qui a gravi tous les échelons dans l’administration, le passage au privé se faisait sur le tard. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, les allers-retours entre le public et le privé s’accélèrent. Et multiplient les risques de conflit d’intérêt.

Une jurisprudence souple

Le cas de François Pérol est, tout à la fois, le symbole de ce lent processus de mutation des carrières des hauts fonctionnaires et le signe que le système de contrôle a atteint ses limites. Inspecteur des finances, directeur adjoint de cabinet de Francis Mer, puis de Nicolas Sarkozy lors de son passage à Bercy, de 2002 à 2004, associé-gérant de Rothschild entre 2005 et 2007, secrétaire général adjoint de l’Elysée et, depuis la semaine dernière, directeur général du groupe Banque Populaire et président du directoire de la Caisse nationale des caisses d’épargne : à quarante-cinq ans, son trajet est loin d’être une exception. Devant les députés, Christine Lagarde n’a pas manqué de le rappeler, mardi, lors des questions au gouvernement : « Il existe de nombreux exemples de situations similaires, qui n’ont pas attiré autant de polémique », a souligné la ministre de l’Economie, mentionnant les cas de Louis Schweitzer et de Jean-Cyril Spinetta. Ce dernier a quitté, en 1990, ses fonctions de directeur de cabinet du ministre socialiste des Transports, Michel Delebarre, pour prendre la tête de la compagnie aérienne Air Inter. Petit détail : les entreprises dont ceux-ci ont pris les rênes étaient publiques. Ce n’est pas le cas du nouveau géant bancaire, même si l’Etat détient 20 % de son capital.

Olivier Fouquet, le président de la Commission de déontologie de la Fonction publique, évoque, lui, dans sa lettre du 24 février au secrétaire général de l’Elysée, d’autres exemples plus récents, sans les nommer : Gilles Grapinet qui, après avoir été conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, puis directeur de cabinet de Thierry Breton à Bercy, est devenu directeur de la stratégie du Crédit Agricole ; Grégoire Heuzé, ancien conseiller industriel de Dominique de Villepin à Matignon, parti en 2007 à la banque Rothschild à Londres. Ils sont loin d’être les seuls : Pierre Mariani, qui fut de 1993 à 1995 le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget, et que le même vient de pousser à la tête de Dexia ; Matthieu Pigasse, ex-directeur adjoint de cabinet de Laurent Fabius, qui a rejoint en 2002 Lazard comme associé-gérant. Ou encore Jean-François Cirelli, directeur adjoint du cabinet de Jean-Pierre Raffarin de 2002 à 2004, et nommé PDG de Gaz de France dans la foulée…

Tous sont passés par des cabinets ministériels. La commission de déontologie n’a rien trouvé à redire. Depuis 1995, elle a mis au point, pour ce pantouflage « de luxe », une jurisprudence relativement souple qui a permis à cette génération de hauts fonctionnaires de rejoindre des entreprises privées… en attendant, parfois, de revenir au gouvernement. Fondée sur la théorie de la « transparence », elle considère que les membres de cabinets ministériels ne seraient que les « mains » des ministres, ne prendraient aucune décision pour lui. « Ils sont de simples conseillers, ils n’ont aucun pouvoir », expliquait ainsi sans rire Olivier Fouquet dans un entretien au site Internet du « Point ». « On est en pleine fiction juridique ! » s’exclame un haut fonctionnaire.

Créée en 1995, la commission a pour mission de s’opposer au passage d’un haut fonctionnaire dans le privé s’il a assuré « la surveillance ou le contrôle » de l’entreprise dans laquelle il désire travailler, s’il a été amené à « conclure des contrats » avec elle, ou bien s’il a proposé « des décisions » ou formulé « un avis » sur des décisions de la société.

L’arrêt Beaufret

En 2004, la commission avait ainsi empêché Jean-Pierre Jouyet, ex-directeur du Trésor, de devenir numéro deux d’EDF. Auparavant, elle avait mis son veto à la nomination de Jean-Pascal Beaufret, ancien chef du Trésor, au poste de sous-gouverneur du Crédit Foncier. Attaquée devant le Conseil d’Etat, la décision avait été validée par les sages, dans un arrêt désormais célèbre et particulièrement sévère sur les règles en matière de conflit d’intérêt dans la fonction publique. Curieusement, la saisine de la commission n’est plus systématiquement obligatoire depuis 2007.

Dans le cas de François Pérol, selon Christine Lagarde, ses missions et ses fonctions « ne donnaient pas lieu à saisine obligatoire » de la commission de déontologie, « dans la mesure où il n’y avait pas de décision prise sur le plan juridique, pas de signature et pas d’agrément qui fut donné » par l’intéressé. « La loi anti-pantouflage ne s’appliquerait-elle qu’aux fonctionnaires qui n’ont pas de pouvoir ? » s’insurge un haut fonctionnaire. Reste le Code pénal. Et là, difficile de passer au travers. Les syndicats des caisses d’Epargne ont déjà averti qu’ils avaient l’intention de saisir le juge judiciaire. Quant au juge administratif, il ne pourra être saisi que de l’arrêté de mise en disponibilité permettant formellement à François Pérol de rejoindre la banque.

Une administration « politisée »

Ce n’est un secret pour personne, les discussions sur le sauvetage et l’avenir des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires ont eu lieu dans le bureau de François Pérol. Il est en effet difficile d’imaginer qu’un conseiller de l’Elysée ou de Matignon puisse être totalement « transparent » dans ce genre de dossier. « Les conseillers sont infiniment plus importants que les ministres », remarquait récemment Jean-François Copé, chef de file des députés UMP.Nicolas Sarkozy, désirant rompre avec les « lourdeurs » de l’administration et s’entourer « des meilleurs », apprécie les compétences de ceux qui sont partis se colleter dans le privé à la finance, à l’industrie, avant de revenir au gouvernement.

S’il s’est accentué aujourd’hui, le phénomène existe cependant depuis une quinzaine d’années. L’élite de la fonction publique rejoint de plus en plus jeune l’entreprise. Dans le même temps, l’administration s’est « politisée », au grand dam de ses serviteurs les plus fervents. Un embryon de « spoil system » : il n’existe presque plus, aujourd’hui, de directeur d’administration centrale restant à son poste sous deux ministres de suite. « Résultat : souvent, ce directeur ne fait plus le poids face au ministre », regrette un homme du sérail.

Si les règles fixées dans la loi sont claires, la pratique, elle, devient infiniment plus complexe. Alors, « il y a deux manières de traiter la difficulté : soit on change la loi, soit on contourne les obstacles », ricane un magistrat. En attendant, d’autres hauts fonctionnaires pourraient venir allonger la liste : on sait par exemple que Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, lui aussi passé du public au privé (Veolia Transport) avant de revenir en politique, convoite la direction d’EDF. Echaudé par le précédent Pérol, il aurait d’ores et déjà annoncé qu’il avait l’intention de saisir la commission de déontologie au mois d’avril ou de mai. Même si les deux affaires ne se ressemblent pas sur le fond, le cas du secrétaire général adjoint de l’Elysée risque fort d’avoir les mêmes conséquences que l’arrêt Beaufret en 1996 : une prise de conscience, dans l’urgence, que les règles portant sur les conflits d’intérêt entre le public et le privé doivent être clarifiées. Pour en finir avec l’hypocrisie

3 décembre 2009 Posted by | ==> Ces élites qui nous gouvernent | , | Laisser un commentaire

Orange, SFR et Bouygues Telecom condamnés à une amende record de 534 millions d’euros

par Christophe Guillemin, ZDNet France. Publié le 1 décembre 2005

Juridique – Le Conseil de la concurrence a conclu que les trois opérateurs mobiles se sont partagé le marché français de 1997 à 2003, en s’échangeant des informations sur leurs abonnés et en définissant leurs parts de marché respectives. Orange, Bouygues Telecom et SFR font appel.

Le Conseil de la concurrence a condamné à un total de 534 millions d’euros d’amende les trois opérateurs mobiles français pour «entente illicite». Il s’agit de la plus lourde amende jamais infligée par l’autorité française de la concurrence.

[…]

Le Conseil indique que les opérateurs mobiles se sont échangés «tous les mois», de 1997 à 2003 , des chiffres «précis et confidentiels» sur le nombre de nouveaux abonnements qu’ils avaient vendus durant le mois écoulé, ainsi que le nombre de clients ayant résilié leur abonnement.

[…]

À partir de 2000, les opérateurs ont cessé leur «course à la part de marché» pour mettre l’accent, «de manière concordante», sur la rentabilisation de la base de clientèle acquise. Un changement qui a notamment entraîné un relèvement des prix et l’adoption de mesures telles que la priorité donnée aux forfaits avec engagements (au détriment des cartes prépayées) ou la facturation par paliers de 30 secondes après une première minute indivisible.

Les trois opérateurs contestent et font appel

À l’annonce de la condamnation, les réactions des opérateurs ne se sont pas fait attendre. «Orange France conteste la sanction infondée et gravement disproportionnée prise à l’encontre du secteur de la téléphonie mobile en France», a indiqué ce matin l’opérateur mobile de France Télécom. Il va fera appel de cette décision.

[…]

«L’heure de la réparation a sonné» pour l’UFC-Que Choisir

Ce partage du marché illicite, surnommé « Yalta du portable », avait été rapportés par Le Canard enchaîné et Le Parisien en août dernier. Tous deux s’appuyaient sur les conclusions d’un rapport de la DGCCRF (*), transmis en mai 2004 au Conseil de la concurrence.

À l’origine de cette procédure, l’UFC-Que Choisir, qui l’avait initiée en février 2002.

[…]

3 décembre 2009 Posted by | ==> Ces grosses boites qui trichent, Bouygues Telecom, Orange, SFR | , , | Laisser un commentaire

Désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né

Octobre 2009.

« Désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve par ses études de sa valeur. »

Nicolas Sarkozy

Les sarkozystes font assaut de compliments à l’égard de Jean Sarkozy pour légitimer le conseiller général de 23 ans, en 2e année de droit, à la tête de l’Epad. Patrick Devedjian a, bien sûr, sa place dans cette catégorie, qui était allé dégoter une citation du Cid pour louer la précocité de son successeur à ce poste: «Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années.» Concurrencé, ensuite, par le député-maire (UMP) de Levallois-Perret, Patrick Balkany. Parrain de Jean dans les Hauts-de-Seine et ami du Président, il avait «connu Nicolas Sarkozy à 22 ans» et rappelle qu’«il avait déjà beaucoup de talent». Peanuts à côté du fils: «Jean Sarkozy, à 23 ans, a peut-être encore plus de talent que n’en avait son père à son âge.» Thierry Solère, vice-président UMP du conseil général, invoque, à son tour, les fées qui se sont penchées sur le berceau de Jean. Il «est le fils d’un génie politique, il n’est pas étonnant qu’il soit précoce. Quand vous êtes l’enfant d’un pianiste de grand talent, ce n’est pas étonnant que vous ayez vous même des aptitudes et si vous êtes le fils de Zidane, que vous jouiez bien au foot», vante ce proche de Jean Sarkozy auprès de l’AFP.

3 décembre 2009 Posted by | Sarkozy Nicolas | , | Laisser un commentaire